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 Le maître s'est caché dans tout Paraven, saurez vous le retrouver ? [seulement les Whites Shadows]

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Zürn
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MessageSujet: Le maître s'est caché dans tout Paraven, saurez vous le retrouver ? [seulement les Whites Shadows]   Dim 2 Jan - 11:34

Ah ça, il détestait !!!!! Même pour les meilleures raisons du monde, il haïssait par dessus tout qu'on le réveille !!! Non mais oh !!! Quand il dort, son corps se répare, ses pensées s'éclaircissent. Le sommeil est son domaine de prédilection, tout ce qu'il souhaite c'est dormir !!!
Bon d'accord, quand c'est son maître qui est en danger, il veut bien faire un effort, mais quand même ! Bon sang !!!
Alors qu'il courait en cette nuit à peine éclairée par la lune montante, il était certain que son humeur massacrante se ressentait à des dizaines de mètres autour de lui. Il ne voulait pas louper son coup à cause de sa colère, alors il se força à se calmer tout en se remémorant les minutes précédentes.

~~~~~~~~

Presque nu sous ses couvertures, le corps légèrement transpirant dû à un cauchemar passager, Zürn fût réveillé en sursaut par une vibration étonnante. Sans bouger, il ralentit les battements de son cœur, fluidifia son souffle, et 'écouta avec les yeux'. La vibration reprit. Brève. Assourdissante dans le silence de la nuit. Puis une troisième fois. Pas plus de deux secondes. Ce qui était étrange, c'est qu'il 'entendait' la vibration, plus qu'il ne la ressentait. Une quatrième fois. Agacé, Zürn pivota sur sa gauche. C'est ainsi qu'il vit la petite lumière bleutée filtrer en un rayon bien droit sur le plancher. D'où venait elle ? Il remonta les yeux alors qu'une cinquième secousse indiquait l'origine du bruit. Le petit truc que machin lui avait donné lors de son entrée dans les WS !!! Comment ils appelaient ça déjà ? *sixième vibration* Ah oui ! Un bipeur ! Utilisé seulement lors des cas extrêmes. Et lui alors, quel était son nom au fait ? *septième vibration* Mali, c'est ça ! Le premier adjoint du chef du service 'matériel'. Celui qui distribuait l'équipement. *huitième vibration* Mais attends... Si ce truc vibre... C'est que... *neuvième vibration* C'est que c'est ça qui l'a réveillé !!!! D'un grand coup de poing, Zürn explosa le bipeur, faisant voltiger des morceaux de plastique un peu partout dans la chambre. Poussant un soupir, l'Humain se rallongea... avant de se relever d'un bond. Un objet dur s'était enfoncé entre ses omoplates. En regardant derrière lui, il s'aperçut que l'écran du bipeur avait réussi à s'infiltrer entre les draps. Et sur l'écran on distinguait encore : « maître en danger, tous les WS entrée QG ».
- C'est bien le moment, tiens ! s'exclama l'Humain en sautant hors du lit.
Il s'habilla 'à l'arrache', pris son équipement sous le bras, et parcouru le couloir le séparant de l'entrée secrète du sous sol du QG en quelques secondes seulement. Parvenu enfin dans l'immense bibliothèque, il se mit en quête de l'accueil, guettant au passage d'autres membres White Shadows. Il ne vit personne. Seul le silence accompagnait ses pas.
Presque arrivé au dernier embranchement, il réveilla mentalement Spira, la louve présente dans sa lame courbe, ainsi que Kaïester, le Dragon reposant dans son katana. Ils l'accueillirent tout aussi chaleureusement que lorsque Zürn avait détruit le petit objet.

C'est donc les yeux ensommeillés et tirant une tête de trois pieds de long que l'Humain s'approcha d'un Mali tout excité derrière son bureau. Le petit homme farfouillait d'une main dans ses documents entassés devant lui, tout en tenant un combiné de téléphone contre une oreille avec son épaule et une sorte de carte électronique de l'autre main. Quand il avait aperçue Zürn, il lui avait montré sur le Gps, comme il appelait la carte électronique, le dernier emplacement connu de leur maître. Non loin du QG. Entre deux petites échoppes. Ni une ni deux, Zürn s'était élancé au dehors, seul dans la nuit.


~~~~~~~~

Alors qu'il reprenait lentement ses esprits, l'Humain se demanda si d'autres WS s'étaient déjà lancés sur la piste qu'il suivait. Malgré son orgueil, il savait que si le maître s'était fait agressé et que cela nécessitait l'aide de TOUS les membres des WS, les agresseurs étaient certainement très fort, et Zürn seul ne pourrait rien faire. Mais n'ayant aucun moyen de communication (il détestait la technologie nouvelle, n'ayant pas été habitué à cela dans sa jeunesse), il ne pouvait que continuer d'avancer, espérant rencontrer un visage ami.

Après quelques minutes de course, il déboucha enfin devant les deux petites boutiques. Une échoppe d'épices et l'autre de boucherie. Du sang en quantité énorme maculait les dalles de pierre de la rue. Mais aucune trace de qui que ce soit. Pas un bruit. Pas un mouvement. Même le vent ne soufflait pas.
En tournant la tête, un éclat attira son regard. Sur le sol, loin de la grande marre rougeâtre, une petite tache irrégulière. La lueur de la lune suffit amplement à éclairer la forme de main qui se dessinait au sol, toute proche du magasin d'épices. Aussitôt il pensa à un piège grotesque. C'est probablement ce qu'il aurait fait pour attirer à lui son ennemi. Alors il se prépara à escalader le mur opposé, afin d'examiner les lieux des toits étant; un endroit plus sur. Mais avant qu'il ne puisse seulement s'approcher du petit bâtiment, un bruit résonna dans son dos. Des bruits de pas. Quelqu'un approchait. Vu la régularité des pas, et le grand silence qui séparait chacun d'eux, Zürn pouvait dire que la créature qui s'approchait, Humaine ou autre, était sereine et sure d'elle. Peut être un simple passant qui rentrait chez lui tranquillement, ou bien des ennuis en perspective... Posant la main sur la garde de son sabre, Zürn scruta les ténèbres à peine dissipées par la lumière de la lune. Enfin, il discerna quelque chose. Son cœur fit un bond dans sa poitrine. Ce n'était vraiment pas ce à quoi il s'attendait !


Dernière édition par Zürn le Dim 13 Fév - 7:10, édité 1 fois
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Delm
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MessageSujet: Re: Le maître s'est caché dans tout Paraven, saurez vous le retrouver ? [seulement les Whites Shadows]   Lun 7 Fév - 10:16

2 gouttes d'eau séparaient chaque pas. 2 gouttes d'eau de cette saleté de robinet qui fuyait, puis un pas. Les yeux de l'ange s'ouvrirent. 2 gouttes. Un pas. Pourquoi quelqu'un marchant dans le couloir l'avait-il réveillé ? C'était très simple : quelqu'un marchant dans le couloir aurait eu ses pas séparés de 6 gouttes d'eau. Le fait que seules 2 gouttes tombent par pas signifiait que l'individu courait.
D'accord, la logique de Delm était un peu curieuse... Il aurait aussi pu entendre directement que l'allure de l'homme était accélérée, au lieu de devoir compter les gouttes. Mais seul le résultat importait.

Les doigts de l'ange, fins et clairs, se déplièrent lentement. Sa main droite remonta jusqu'à son front, écarta quelques cheveux sombres qui retombaient devant le bleu profond de ses yeux, alors que ses ailes effectuaient un petit mouvement machinal produisant un léger courant d'air dans la chambre. Ses jambes se détendirent, et il posa les pieds à terre, avant de se redresser complètement. La chambre était plongée dans l'obscurité, mais Delm n'eut pas beaucoup de difficultés à parvenir à la porte et à l'ouvrir silencieusement. Rien. Personne.
Revenant sur ses pas, l'ange se vêtit rapidement de sa cape, prit le temps de boucler sa large ceinture et de lasser des bottes de cuir, avant d'enfiler ses gants fins. Il sortit ensuite de sa chambre à vive allure, refermant la porte derrière lui avec une aisance due à l'habitude. Il laissa enfin ses pas le porter jusqu'à la grande bibliothèque du QG, lieu désert à cette heure-ci, dégageant une odeur et une ambiance très caractéristique.

*Tant de savoir... En un seul et même endroit.*

Secouant doucement la tête, Delm continua sa route vers le bureau de l'agent administratif de garde, très certainement Junic ou Mali à cette heure-ci. Si le premier était un homme de paperasse, le second était carrément passionné par la technologie, et Delm ne comprenait pas vraiment cet intérêt...

*Chaque homme est en mesure de mener sa vie comme il l'entend, et...*

Se frappant doucement le front d'une main, il se remit en tête la raison première de sa présence en pleine nuit dans les couloirs du QG, et accéléra le pas, pour enfin se retrouver devant... Mali. Le petit homme était tout rouge, comme s'il venait de courir un marathon (ce qui n'était très certainement pas le cas), et regardait dans toutes les directions avec une frénésie à peine croyable. Sautant presque sur son bureau en voyant l'ange s'approcher avec une lenteur qu'il devait juger insupportable, il l'attrapa par un pan de sa cape le plaqua contre le bureau avant de lui postillonner violemment dessus :


« C'est maintenant que vous arrivez ?! Mais ma parole, je crois bien que je vais vous faire renvoyer de l'organisation moi ! Qu'est-ce que c'est que ces manières ? Hein ?

_Excusez moi, adjoint chef du service matériel, développement et technologies, vingt-troisième gradé de l'ordre de l'ingénierie logistique de...

_Et c'est tout ce que vous trouvez à me dire ? Et où sont tous les autres ?!

_Est-ce que vous pourriez expliciter quelque peu vos propos ? Je ne suis pas sûr de comprendre les raisons de votre ire.

_Mon ire ! Mon ire ! Je vais vous la foutre où je pense mon ire !

_Mais...

_Et ne jouez pas au plus con avec moi, Telm, parce-que on va être deux !

_Si vous le dites...

_Assez ! Avec vos petits airs de saint illuminé vous êtes con comme une pastèque, espèce de piaf !

_Mais quel rapport y a-t-il entre le légume, l'oiseau, et...

_Mais je vais vous tuer pour finir ! Si je vous ai fait venir ici, c'est pas pour que vous me fassiez devenir fou !

_Vous m'avez fait venir ici ?

_Ouh... Alors là c'est grave. Vous ne vous souvenez plus que votre bipper a sonné ?!

_Le bipper...

_Mais oui andouille ! Le petit truc avec un écran bleu qui s'allume quand il y a une alerte générale !

_Celui que vous avez distribué à tous les white shadows à leur arrivée ?

_Voilà !!

_Et que vous avez récupéré hier pour une maintenance ?

_Voil... euh...

_Vous pouvez me lâcher, maintenant ?

_Merde... Merde... Mais pourquoi il est venu l'autre ?

_Si vous parlez de l'humain qui est rentré hier soir de mission, il n'a pas rendu le bipper.

_Bon sang ! Mais alors personne n'est au courant !

_Au courant ? »

Le petit homme, complètement désemparé, résuma à Delm la situation catastrophique dans laquelle il se trouvait, à savoir que le chef suprême des White Shadows avait disparu sans laisser de traces, et que lui avait envoyé à sa recherche en tout et pour tout un homme, de surcroît à peine rentré de mission.

« Ne vous en faites pas Mali, je pars sur les traces de l'humain.

_Oui, ben je doute que ça change grand chose...

_Pardon ?

_Rien, rien. Essayez de retrouver le maître sans vous faire butter, on est loin d'être en manque de guérisseurs ici. Je vais voir ce que je peux faire pour vous envoyer rapidement des renforts.

_Merci. »

Delm se dirigea rapidement vers la sortie, et s'engagea dans les ruelles sombres de Paraven Gate, la capuche de sa cape rejetée sur son visage. Arrivant près d'une série d'échoppes toutes plus sinistres les unes que les autres, une odeur le fit frémir. Le sang. Le sang frais, pas encore coagulé. Un goût métallique emplit sa bouche, ses ailes frissonnèrent légèrement, mais il se força à continuer. S'il y avait une vie à sauver, elle serait sauvée !

Arrivé près d'une flaque de sang de taille plutôt importante, ses yeux angéliques épiant les ténèbres, Delm tenta de discerner un quelconque indice sur ce qu'il s'était passé. Rien. Il ne vit rien.
Soudain, les yeux bleus de l'ange rencontrèrent un reflet métallique un peu plus loin devant lui. Une arme ! Les deux paumes tendues vers l'avant en signe de paix, Delm s'approcha de la silhouette qui se découpait dans la froide lumière de la lune, contre une échoppe de boucher.

Soudain, un cri retentit dans la nuit. Un cri effroyable. Le cri d'un homme qu'on égorge. Le sang de Delm se glaça dans ses veines, ses ailes se figèrent, son coeur manqua un battement. Il n'avait plus qu'une chose à faire. Tenter de sauver cette pauvre victime, s'il le pouvait encore.
Se détournant de l'éclat de métal et de la silhouette, l'ange se dirigea vers le cri, un horrible pressentiment massacrant toutes ses pensées. Seul son instinct angélique vivait en ce moment. Seul lui se déplaçait.

Il saurait sauver cet homme.
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Zürn
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MessageSujet: Re: Le maître s'est caché dans tout Paraven, saurez vous le retrouver ? [seulement les Whites Shadows]   Dim 13 Fév - 7:24

Non, il ne s'attendait pas à ça !

Un cri déchirant traversa la nuit, le faisant sursauter de tout son être, couvrant même le bruit régulier de pas qui grandissait. Alors que le hurlement s'achevait sur un borborygme des plus sinistres, Zürn remarqua que la créature qui s'approchait à l'instant avait fait demi-tour, et que cette fois elle courait, oui, courait droit dans la direction du bruit.
Le silence reprenant ses droits, l'Humain tandis l'oreille et ne remarque plus aucun son (Logique, se dit-il). Il décida alors de suivre sa première idée, et, courant droit vers le mur, il prit appui sur la pierre froide d'un pied, se projeta vers le ciel, et agrippa le rebord du toit. D'un geste, il se hissa facilement au dessus de la boutique. Maintenant debout, il profita du peut de lumière que lui offrait la lune pour essayer de discerner quelque chose. Des maisons. Plus ou moins grandes. Plus ou moins éparpillées dans un vulgaire entrelacement. Quelques cheminées de ci de là. Un oiseau réveillé prenant son envol dans un croassement courroucé. Au loin, une tache plus sombre que les autres. Qui se mouvait. Rapidement. Elle s'enfonçait dans les Ténèbres. Plus proche de l'Humain, une autre tache, blanchâtre cette fois, avançait, dans la même direction que la première.

Zürn analysa rapidement la situation, et pris la décision d'abandonner la marre de sang, pour s'élancer sur les toits.
Les ardoises glissaient sous ses pieds. Certaines allaient s'écraser à terre, réveillant les chiens dans la plupart des demeures. Pas la peine d'être discret, le temps jouait contre l'Humain. Il devait rattraper les deux silhouettes.
Alors que la plus proche de lui faisait beaucoup de détours, comme si elle ne savait pas où elle était, Zürn parvint à la rejoindre facilement, sautant de toits en toits. Il décida de redevenir discret, ralentit sa course, assouplit sa démarche. Il n'était plus qu'à quelques mètres de sa cible lorsqu'il reconnut enfin les ailes blanches, semblables à aucunes autres. Delm ! Un autre membre des Whites s'était finalement joint à la recherche du maître. Mais avant de révéler sa position, l'Humain s'arrêta, et secoua mentalement Spira.

« He ho ! Allez réveille toi ! Dit moi ce que tu sens. »

« Mrrr t'es lourd... C'est l'milieu d'la nuit, laisse moi pioncer... »

« Ah oui non mais non non ! Un type vient de se barrer en courant, j'ai perdu sa trace. Dis moi si tu trouve une odeur louche. »

Dans un grognement, la louve accepta. Et l'espace de quelques secondes, les yeux de Zürn s'illuminèrent d'une faible lumière violette tandis que ses narines frémissaient.
Quand ils reprirent leur couleur normale, Spira paraissait excitée.

« Du sang ! Beaucoup de sang ! Vas-y, je vais le boire ! »

« Non ça c'est la flaque qu'il y avait tout à l'heure. »

« Non c'est pas ça. Il y a un petit vent de face. Je ne devrais donc pas pouvoir sentir le sang qui est derrière nous. C'est devant. Droit devant. »

Un petit sourire releva les commissures des lèvres de Zürn, qui s'élança afin de rattraper l'Ange une nouvelle fois. Ce qu'il fît en moins de trente secondes. Un dernier coup d'œil au loin afin de repérer d'éventuels indices, et l'Humain abandonna toute discrétion, afin de ne pas surprendre Delm. Ses pas lourd résonnèrent alors, et, d'une secousse, il se projeta en l'air. Delm, en contrebas, l'avait repéré depuis quelques secondes maintenant. Il s'était arrêté tandis que Zürn retombait dans la ruelle, juste devant lui.

- Bonsoir, mon cher Delm ! Es tu ici également pour porter secours au Maître ?

Zürn était plutôt décontracté en comparaison de Delm. Alors que ce dernier donnait sa réponse au premier, l'Humain étudiait discrètement les mouvements souples et toujours maitrisés de l'Ange, même lors de petits gestes, même lorsqu'il parlait simplement. Sa voix grave résonnait sur les murs grossiers de pierre, ses yeux luisaient dans la pénombre.
Quand il pu reprendre la parole, Zürn ajouta:

- Il y a une grande quantité de sang, non loin d'ici. Allons y, c'est de par là que venait le cri.

C'est à ce moment qu'un grand flash illumina le ciel. Une lumière aveuglante qui ne dura que quelques centièmes de secondes. Le flash rougeoyant sembla ensuite s'imprégner aux murs. Comme si la lumière émanait maintenant des objets même, comme si les maisons reflétaient à présent la lueur rouge. Les deux créatures n'avaient plus besoin de forcer pour discerner les détails. Même si la phosphorescence était faible, elle suffisait amplement aux deux compagnons. Mais une question surgissait tout naturellement dans l'esprit de chacun. Que venait-il de se passer ?
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MessageSujet: Re: Le maître s'est caché dans tout Paraven, saurez vous le retrouver ? [seulement les Whites Shadows]   Jeu 17 Fév - 0:58

Les ailes dans son dos battaient avec nervosité, brassant l'air un peu inutilement, puisqu'il n'était pas capable de s'élever dans les airs. Ses mains ne tremblaient pas, mais son esprit était tendu, stressé, attentif au moindre élément inhabituel qu'il aurait pu percevoir, que ce soit avec l'aide de sa vision, de son ouïe ou de son odorat, ou même encore de ses sens angéliques qu'il ne comprenait pas vraiment. Il entendait quelques chiens aboyer derrière lui, mais il était certain que le danger n'était pas là-bas. Non. Le danger était bien devant, droit devant. Et il allait droit dessus.

Mais avant qu'il n'ait pu atteindre l'endroit d'où il pensait que le cri provenait, Delm entendit très nettement des pas lourds derrière lui, qui semblaient être apparus comme ça, comme si un individu flottant dans les airs s'était soudain posé pour marcher.

On dirait bien qu'il veut que je le repère...

Delm s'arrêta et se retourna, épiant les recoins sombres des ruelles vides. Le bruit des pas semblait indiquer que l'individu marchait sur quelque chose, peut-être des tuiles...

C'est ça ! Il marche sur un toît !

Levant lentement la tête, Delm aperçut une silhouette se découper dans la froide lumière de la lune, un humain à en juger par sa forme, un animal à en juger par sa posture. La silhouette effectua soudain un saut aussi impressionnant qu'inutile, pour retomber devant l'ange avec beaucoup de classe, il fallait l'avouer.

« Bonsoir, mon cher Delm ! Es tu ici également pour porter secours au Maître ?

Delm marqua un temps d'arrêt, avant de se rendre compte que l'humain qu'il avait en face de lui était le white shadow qu'il recherchait, Zürn ! Ainsi le seigneur avait-il décidé d'amener leurs routes à se croiser à nouveau... Delm hocha doucement la tête, et répondit d'une voix basse et grave :

« Zürn, votre présence ici est un signe divin ! Il faut cependant nous hâter, car je crains pour la vie d'un homme, plus loin sur cette sombre route... Nos compagnons seront hélas plus que retardés, un contre-temps technique regrettable ayant été à l'origine de cette malencontreuse situation.

L'humain sembla hocher la tête en signe de compréhension, avant d'ajouter :

« Il y a une grande quantité de sang, non loin d'ici. Allons y, c'est de par là que venait le cri.

Delm leva un sourcil interrogateur. Comment l'humain pouvait-il savoir avec précision où se trouvait du sang ? Ouvrant la bouche pour demander à Zürn quelques explications, l'ange fût cependant stoppé net par un événement qui lui fit instantanément oublier toutes ses questions. Une pluie de lumière s'abattit sur eux comme une chape aveuglante, brutale, démesurée, incompréhensible ! Les yeux bleus de l'ange acceptèrent une grande partie de cette brutale lumière, mais elle ne lui fit pas le bien auquel il s'attendait. Ce n'était pas une lumière bénie. Et encore moins naturelle.

Regardant autour de lui, ses yeux rougis par cette curieuse magie, Delm ne put en apercevoir la source. Il reporta alors son regard sur Zürn, qui semblait intrigué par les habitations formant la ruelle. Delm mit quelques secondes à comprendre. Une sorte de lumière diffuse émanait à présent de ces parois, rendant la faible lumière lunaire complètement inutile !

Je n'aime pas vraiment ça... Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

Soudain, un bruit. Comme une porte qui s'ouvre lentement. Sauf qu'en fait il s'agissait... d'une porte qui s'ouvrait lentement. Une femme d'une soixantaine d'années, le chignon grisonnant parfaitement attaché sur le haut du crâne, venait de sortir de la maison à leur droite, et ne semblait pas leur vouloir le plus grand bien...

« Vous n'avez pas honte de réveiller les gens à cette heure ?!

_Mais, madame, je vous prie de croire que nous ne...

_Suffit ! Déjà l'autre jour c'étaient les gosses de chez Lertunes qui s'amusaient avec des pétards, je peux vous dire qu'ils qu'ils ont pris une paire de baffes, vous allez savoir ce que c'est vous aussi !

Zürn tenta une réponse qui n'eut pas vraiment l'air de plaire à la femme, puisqu'elle s'approcha rapidement des deux hommes en retroussant ses manches, lorsque une voix provenant de l'intérieur de la maison retentit.

« Lucienne ! Viens te coucher ! T'as pas fini d'embêter ces pauvres gosses ? Il faut bien qu'ils s'amusent un peu !

_Ah toi Marcel, la ferme ! Tu me donneras des ordres quand tu m'auras dit ce que tu faisais avec la boulangère hier soir !

Un silence éloquent leur parvint, et Delm put très nettement distinguer le sourire de Zürn. Lui ne comprenait pas ce que la situation avait de marrant, d'ailleurs les relations sociales des humains étaient plutôt compliquées et pas franchement intéressantes. Tout cela aboutissait bien souvent sur des disputes où les gens en venaient aux mains, et détruisaient ce que le seigneur leur avait donné.

Mais le répit fut de très courte durée. Une fenêtre en haut de l'habitation de derrière eux venait de s'ouvrir, et un vieillard passa la tête par l'ouverture avant de crier :

« Lucienne ! Cocue !

Oh oh, ça s'envenime on dirait...

Levant les mains vers le ciel, Delm libéra sa douce magie, induisant un pic de mélatonine, l'hormone du sommeil, dans le cerveau de tous les êtres vivants présents autour de lui. La femme s'effondra mollement sur le sol, et le vieillard s'affaissa, toujours la tête contre le rebord de sa fenêtre.

L'ange prit délicatement le corps de la femme dans ses bras, et la porta dans la maison, avant de refermer la porte doucement. Il poussa un petit soupir de soulagement, et emboîta le pas à Zürn, droit vers le sang. Etait-il trop tard ?
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MessageSujet: Re: Le maître s'est caché dans tout Paraven, saurez vous le retrouver ? [seulement les Whites Shadows]   Dim 20 Mar - 10:01

- Je n'aime pas vraiment ça... Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

A peine l'Ange avait-il posé cette question, qu'une porte d'une maison voisine s'ouvrit lentement. Une femme d'un certain âge en sortit, toute énervée.

- Vous n'avez pas honte de réveiller les gens à cette heure ?!

- Mais, madame, je vous prie de croire que nous ne...

- Suffit ! Déjà l'autre jour c'étaient les gosses de chez Lertunes qui s'amusaient avec des pétards, je peux vous dire qu'ils qu'ils ont pris une paire de baffes, vous allez savoir ce que c'est vous aussi !

- Ce n'est en aucun cas notre faute si vous avec le sommeil léger, ce qui est étrange vu votre âge apparent. Vous devriez au contraire ne plus entendre grand chose...

Zürn ne connaissait pas trop l'art de la diplomatie des Hommes, bien qu'il fasse partit de cette société. Il tenta par cette réplique de calmer la femme. Ce n'eut pas l'effet escompté. L'Humain le comprit quand il la vit se raprocher en se retroussant les manches. Il recula d'un pas, agitant les bras et bafouillant une excuse, noyée par la voix puissante d'un homme provenant de l'intérieur de la masure:

- Lucienne ! Viens te coucher ! T'as pas fini d'embêter ces pauvres gosses ? Il faut bien qu'ils s'amusent un peu !

- Ah toi Marcel, la ferme ! Tu me donneras des ordres quand tu m'auras dit ce que tu faisais avec la boulangère hier soir !

Ça, par contre, Zürn l'avait compris. Il ne put laisser échapper un sourire vraiment amusé. La femme devint rouge de colère en quelques secondes, et s'apprêtait à lancer une nouvelle remarque, lorsque le battant d'une fenêtre voisine s'ouvrit à la volée.

- Lucienne ! Cocue !

Le vieux monsieur semblait tout aussi amusé que Zürn. Son sourire édenté était contagieux. Mais alors que les choses devenaient intéressantes, le femme et cet homme s'effondrèrent. Morts ? Non. Plutôt... endormis. Cela s'expliqua tout à fait rationnellement. L'Ange avait utilisé sa magie. Elle était tellement douce que même Zürn ne l'avait ressentit. Delm ramassa la femme, et la ramena chez elle, non sans se cogner une aile au passage, dans le montant de la porte. Surpris, il se retourna, et se cogna cette fois la tête dans la porte. Confus, il pénétra dans la demeure. Zürn fît semblant de ne rien voir, mais étais plié de rire en son fort intérieur. Décidément, les Anges étaient plus maladroits qu'il n'y paraissait !

Finalement ressortit (une aile toute froissée, comme s'il avait tenté de la plier pour qu'elle prenne moins de place), Delm emboitât le pas à son collègue. Ils ne s'étaient rien dit, mais savaient pertinemment qu'il ne servait à rien de rester là à se questionner sur l'origine de la lumière rouge. Autant résoudre les problèmes tangibles, comme leur objectif premier.

Ils se mirent à trottiner en silence. Direction, la marre de sang. L'air frais qu'ils déplaçaient autour d'eux fît frissonner Zürn. Il ne supportait pas le froid. Ni cette nuit là. Plus aucun recoin sombre où se cacher avec la lumière rayonnant de tous les bâtiments. Même les étoiles semblaient moins lumineuses.
A deux reprises, l'Humain s'arrêta, afin de laisser Spira prendre le contrôle de son corps, pour se repérer à l'odorat. Lors de ces deux arrêts, ses yeux virèrent au violet. Lors de ces deux arrêts, Delm le regarda bizarrement. Zürn ne s'en offusqua pas. Il n'y pris presque aucune attention. Bien des secrets les entouraient à tous deux. Ils ne se connaissaient pas vraiment.


~~~~~~~~~~~~~~


Plus qu'un croisement, et ils y seraient. Toujours en trottinant, il se rapprochèrent de l'angle du mur qui leur cachait à la vue le sang répandu au sol. C'est à ce moment qu'il l'entendit. Un tintement. Clair, bien que faible. Du métal contre du métal. Comme une épée contre une cotte de maille. En écartant brusquement les bras, Zürn pila net, arrêtant l'Ange dans sa lancée. Celui ci percuta le premier, avec presque assez de force pour le faire franchir le mur. De justesse. L'Humain mit un doigt sur sa bouche, mais il savait que Delm avait compris.

- Que fais t-on ? souffla Zürn. Il semblerai qu'il y ait un seul homme, mais je ne l'ai pas sentit, c'est étrange.
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MessageSujet: Re: Le maître s'est caché dans tout Paraven, saurez vous le retrouver ? [seulement les Whites Shadows]   Mar 22 Mar - 0:26

Delm profita d'un temps de répit imposé par l'humain pour se masser le haut de son aile. Décidément, les maisons humaines n'étaient vraiment pas faites pour des ailes d'ange. Une magie douce se dégagea de la pulpe de ses doigts, pour replacer délicatement les racines des plumes légèrement déplacées. Repoussant quelques uns de ses longs cheveux derrière son oreille droite, l'ange tourna la tête vers Zürn. L'impression qu'il avait de son compagnon de mission était très étrange ; sachant que Delm juge les gens essentiellement à leurs yeux, et que ceux de l'humain ne cessaient de se modifier, prenant une singulière teinte mauve accompagnée d'une lueur sauvage, l'ange voyait son compagnon comme une créature à plusieurs visages.

Tous les humains ont plusieurs personnalités...

Posant un regard inquisiteur sur les pupilles de Zürn, Delm ne parvint pourtant pas à se décider. Humain ou bête ? Cette question le gênait au plus haut point, il ne parvenait même pas à se concentrer sur sa mission. La curiosité est un vilain défaut, mais une caractéristique du corps soignant assez répandue. Lorsqu'on considère que bien souvent face à la maladie, savoir c'est pouvoir, alors on comprend mieux que des donneurs de soin tels que Delm cherchent en permanence le moindre détail susceptible de les aider, que ce soit dans un avenir proche ou plus lointain. Décidant d'en finir une bonne fois pour toute avec ces interrogations incessantes, Delm s'apprêta donc à poser directement la question à l'intéressé. C'est ainsi qu'il percuta Zürn de plein fouet.

Encore une caractéristique des humains assez gênante : ils étaient complètement imprévisibles. L'instant d'avant courant comme un fou dans les rues sombres, l'instant d'après à l'arrêt en tentant de faire silence... Le choc fût assez violent, mais il n'empêcha pas l'ouïe de angélique de faire son oeuvre. Métal contre métal ? Très curieux, car le bruit semblait indiquer que le coup porté n'avait pas été violent.
Tournant sur lui même pour se mettre à couvert du mur, l'ange s'accroupit et écouta les mots de son compagnon :

Que fait-on ? Il semblerait qu'il n'y ait qu'un seul homme, mais je ne l'ai pas senti, c'est étrange.

Ainsi l'humain... sentait les gens ? Donc animal. Oui, mais doué de parole. Ça allait le rendre fou ! Secouant légèrement la tête pour remettre ses idées au clair, Delm repoussa à nouveau une mèche de cheveux bleutés derrière son oreille. Clignant des yeux lentement, il fît signe à Zürn d'attendre un instant.

Puisant la douce et froide magie jusqu'au plus profond de son être, l'ange la laissa diffuser lentement hors de lui. Son but était simple : la guérison s'opérant en deux temps, à savoir la phase d'observation puis la phase de modification, il comptait utiliser uniquement la phase observatoire pour avoir une idée de ce qui les attendait derrière le mur. La distance qui le séparait de sa cible et le mur en pierre qui la masquait à sa vue l'obligeaient à utiliser une magie assez forte, mais le risque de se faire repérer l'obligeait à délivrer une dose assez faible... Il fallait qu'il trouve un juste milieu, et ce n'était pas simple compte tenu du peu d'informations qu'il avait sur ce qu'il cherchait. Décidant d'établir une graduation dans la dose de magie libérée, Delm commença par une petite vague.

Des habitants dans la maison à notre gauche, deux en haut, quatre en bas.

Deuxième vague, plus importante.

Des habitants dans la maison à notre droite, dans les deux maisons à notre gauche, dans celle d'en face et derrière nous. La jeune fille à l'étage de la maison à notre gauche a une angine blanche.

Troisième vague, d'une intensité impressionnante. Jamais il n'avait encore utilisé cette magie à un tel niveau.

Des habitants dans tout le quartier, l'homme au ré-de-chaussée de la maison derrière nous a une maladie génétique transmissible à le descendance, l'angine blanche de la jeune fille est à un stade de régression initié par des herbes de type antivirales, une femme dans la maison à notre droite a l'artère coronaire droite partiellement obstruée, elle risque l'infarctus. Rien derrière le mur.

L'ange, semblant dans une sorte d'état second, dans une transe lumineuse assez inquiétante, se leva lentement, écarta les bras et tourna les paumes vers le ciel, avant de murmurer :

Que les archanges me donnent la force.

Quatrième vague.

La conscience de l'ange explosa, son esprit se disloqua, il ouvrit les yeux, et il vit. Tout. Il avait une connaissance et un compréhension aiguë de chaque personne, chaque animal, chaque insecte, dans toutes la ville. Il avait conscience de chacune des anomalies, malformations, maladies, troubles, de chaque être vivant présent dans cette ville. A ce propos, Zürn avait un cal osseux témoignant d'une fracture mal ressoudée au niveau de l'avant-bras gauche. Derrière le mur, il y avait quelques insectes, un oiseau dans un arbre, et... rien d'autre.

Et pourtant, il y avait bien quelque chose. Parce-que la magie délivrée par l'ange avait dérangé la chose derrière le mur. A quoi pouvait-on voir ça ? A l'espèce de grondement sourd qui retentit soudain, et qui ne semblait venir de nulle part pour l'ange. A ce propos, tout à une fin. Y compris la magie angélique... Delm s'affaissa lentement contre le mur, alors que sa conscience regagnait son corps un peu trop brusquement à son goût. Tendant une main vers Zürn, il gémit dans une sorte de râle :

« C'est pas vivant... c'est pas vivant... »

Puis il ferma les yeux. Son corps était exténué, et il ne pouvait pas se guérir vu la débauche de magie qu'il avait faite. Mais qu'est-ce qui se trouvait derrière ce mur ?
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MessageSujet: Re: Le maître s'est caché dans tout Paraven, saurez vous le retrouver ? [seulement les Whites Shadows]   Mer 23 Mar - 1:16

Adossé contre ce mur qui cachait l'inconnu non loin d'eux, dans cette ruelle aux lueurs rougeoyantes, par une nuit sinistre, et tandis que l'Ange lui faisait comprendre d'attendre, l'Humain allait rétorquer. Mais il se ravisa. Il y avait quelque chose derrière ce mur. Mais quelle qu'elle soit, elle ne les avait sans doute pas repéré, auquel cas ils seraient certainement en face d'elle à l'heure qu'il est. Donc, ils avaient quelques secondes pour préparer un plan. Était ce à cela que songeait Delm ?

« Si c'est le cas, il ferait mieux de se dépêcher au lieu de rester là, les yeux fermés ! » s'exclama impatiemment Spira.

Zürn ne répondit pas. Il observa, intrigué, les petits mouvements d'œils sous les paupières clauses de son ami. Il ressentit un malaise. Quelque chose le ''traversa''. Comme un onde faite d'air, quelque chose d'inexplicable. Mais cela s'estompa. La peau de l'Humain frissonna légèrement, et il pria mentalement que l'Ange se décide rapidement. La sensation revint. Accentuée. Oppressante. ''Quelque chose'' l'observait, de l'intérieur. Un ''œil'' à qui rien n'échappait. Les yeux de l'Ange s'agitaient furieusement. Puis ils cessèrent de bouger.

« Hum. Je crois que Delm utilise une sorte de clairvoyance. Il sonde les alentours. Pas bête. Vraiment pas bête. Mais affreusement long... et pas très discret. » acheva Zürn en avisant la douce lumière bleutée qui entourait maintenant l'Ange.

La créature divine s'écarta lentement du mur, les yeux toujours clos, et leva les bras, offrant ses paumes au ciel étoilé.

- Que les Archanges me donnent la force.
« Ouais non mais il pourrait pas arrêter son théâtre la ? On est pas venu pour assister à un spectacle...
« Spira, je t'en pris, regarde ! Le théâtre va finir en scène gore, il va attirer à nous tout le monde ! Question discrétion, c'est loupé, il va falloir se battre ! »

Bien que perturbé par le pouvoir angélique qu'il sentait courir, non pas seulement en lui, mais également tout autour de lui, Zürn tira son épée courbe du fourreau. Spira serait parfaite pour un duel dans une ruelle étroite, qui plus est motivée par sa soif de sang. Reculant d'un pas, tournant dos à Delm, l'Humain se posta en position défensive, prêt à protéger son compagnon de toute attaque frontale. Qui ne vint pas. Un sourd grondement lui parvint pour toute réponse à son attente. Ce grognement eu pour effet, sembla t-il, de stopper la magie de l'Ange, car juste à ce moment ce dernier s'affaissa contre le mur, noyant la douce lumière bleuté dans le rouge oppressant maléfique.

« Qu'est ce que...
« Attention, on dirait de l'anti-magie !
« On n'en sait rien, mais je ne devrait pas trop compter sur mon pouvoir si ça tournait mal. Je suis prévenu. Ça n'a peut être rien à voir, mais je ferait preuve de prudence. »
- C'est pas vivant... C'est pas vivant...
- Delm ! s'exclama Zürn en se retournant.

Il saisit la main qui lui était tendue, et raprocha son viage de celui de l'Ange, pour mieux discerner ses traits. Aucune trace de douleur. Bien, il semblait juste épuisé. Il avait dépensé trop d'énergie.

- Tu en as trop fait, Delm. Reprend toi, je risque d'avoir besoin de toi, si la chose derrière ce mur est vraiment ''pas vivante''. Mes blessures risquent d'être grandes...

Le souffle de Delm était rauque, rapide. Il étai mal en point, il ne pourrait pas compter sur lui dans un combat.

« Espérons qu'il sera assez en forme pour me soigner s'il m'arrivait des bricoles... »

Un raclement sur les dalles du sol. Beaucoup trop proche. Zürn se retourna aussitôt, et ce qu'il vit le consterna. Quelle était cette chose ? Il était clair que ce n'était pas vivant. L'Humain prit un instant pour la contempler, l'épée levée.
La créature se divisait en deux parties. Tout le bas du monstre était métallique, du bassin aux bout de pieds (enfin, ces deux machins qui lui servait de pieds). Des pointes acérées fusaient de toute part, dans un ensemble très grossier. Des chaînes pendaient de ci de là, sans que l'on puisse deviner à quoi elles servaient (tandis que pour les pointes, il n'y avait aucun doute). Énorme masse de métal, la chose mesurait au moins trois fois Zürn en largeur. Mais le plus étrange était la partie supérieure de cette chose. Il n'y avait pas de corps ! Pas de corps à proprement parlé. Il flottait à partir de la limite supérieure métallique une sorte d'entité fantomatique. Un semblant de corps humain, à moitié transparent, qui ondulait sur lui même, n'ayant pas de forme particulière. Seule sa bouche, plutôt définie comme un gueule géante, gardait un semblant de forme. De ce trou béant jaillissaient des dents aussi longues que les doigts de Zürn, ainsi qu'un petit râle indéfinissable. Et enfin, les bras fantomatiques de la chose, supportaient des avant bras tout aussi métalliques et disproportionnés que le bas du corps.
Zürn ne bougea pas. Après tout, la créature ''robot-fantôme'' ne leur voulait peut être pas de mal. Mais il fut clair que lorsque celle ci lui fonça dessus, levant son énorme point d'acier, elle n'était pas là pour prendre le thé. L'Humain devait se débarrasser de cet obstacle qui les ralentissaient dans leur recherche de leur maître. Il leva donc un peu plus haut son épée, pour parer le coup. La puissance du choc le surpris. La chose avait une force inattendue. Le bras de Zürn fut tout engourdit. Et ce n'était que le premier coup.

Ainsi s'enchainèrent parades et esquives, afin d'éloigner l'ennemi de l'Ange, qui n'aurait pu se défendre dans son état. Enfin suffisamment éloigné, le vrai combat commença. Grâce à toute ses esquives, à ce temps gagné, il avait pu comprendre comment bougeait son agresseur. Et où étaient ses points faibles. Alors que le bras d'acier soufflait l'air là où se trouvait la tête de l'Humain un instant auparavant, ce dernier profita de l'ouverture créée. Il plongea donc sous le bras du monstre, et planta sa lame dans le corps fantomatique. L'épée ne rencontra aucune résistance. Et le spectre sembla ne rien sentir. D'un coup de pied majestueux, il envoya valser Zürn en arrière.

- Quelle est ce sortilège ! Ça ne lui a rien fait !

Il avisa une jointure des deux pièces d'armure qui formaient la jambe. Il se jeta sur son adversaire, le provoquant ouvertement. Évita son poing une nouvelle fois en se glissant dessous. Faillit s'embrocher à une pique mal placée. Continua à glisser sous les jambes impressionnantes. Et planta le bout de sa lame dans la minuscule fente. Un bel exploit. Sauf que la créature était en train de bouger. Ce qui était juste avant une minuscule fente, s'était maintenant resserrée. Et Spira resta coincée dans l'armure. Et échappa aux mains de son manieur. Le pire était que l'épée ne semblait en aucun cas déranger la chose. Elle se retourna, et reprit son avancée sur l'Humain, à présent désarmé. Il hésita à sortir son katana. Kaïester ne serait pas utile ici, il risquait de faire plus de dégâts qu'autre chose, et risquait par la même occasion de blesser Delm. Plus d'autre choix que de récupérer sa lame courbe. La seule méthode possible était d'être plus rapide que son adversaire. Il attendit celui ci. Calmement. Il attendit le même coup de poing que donnait celui ci. Et là, il disparut. Du moins, aux yeux du fantôme. Il n'avait pas réellement disparu, il s'était juste déplacé tellement vite que le spectre ne l'avait pas vu bouger. Mais déjà Zürn était derrière le monstre. Il devait repasser par devant pour récupérer son arme, le manche étant situé de l'autre côté de sa position actuelle. La créature se retourna. Lentement. Suffisamment pour permettre à l'Humain de prendre appuie sur sa jambe gauche. Il agrippa le bras d'acier au dessus de sa tête, se balança en avant, mais ne lâcha pas prise. Il fit plutôt une vrille qui le projeta de l'autre côté du monstre, passant par dessus sa tête. Il atterrit donc sur le bras droit. Le spectre tenta de le désarçonner. Trop lentement. Une fois encore, Zürn sembla disparaître. Il avait littéralement sauté dans l'armure, enfilant ses jambes dans les emplacements prévus à cet effet. Mais il était tourné à l'envers. Si le monstre décidait d'avancer, la force plierais les jambes de l'Humain dans le mauvais sens, lui broyant les os. Alors il se pencha le plus vite possible en arrière, tandis que le spectre tenta de le saisir. Il ne rencontra que de l'air. Les jambes dans l'armure, le dos plié en arrière, reposant sur le rebord métallique, la tête en bas, Zürn saisit sa lame. Enfin, il la tenait ! Il sentit aussitôt sa force magique aspirée. Spira réagit violemment au contact de son manieur, et fut éjectée de l'armure. L'Humain, intrigué par le silence mental de la louve, qui réagissait habituellement très promptement lorsque Zürn la lâchait, se cogna au bras droit du ''robot-fantôme'' lorsqu'il se redressa. Cela lui fit perdre sa concentration, ralentissant ses mouvements. La créature en profita pour le saisir. Ses poings d'acier se refermèrent sur un bras, et sur le bassin de l'Humain avec force. La bonne nouvelle, c'est que le fantôme ne devait guère apprcier une présence dans son armure, car il ne chercha pas à broyer l'Humain. Il se contenta de l'éjecter, et même si on ne pouvait discerner aucune trace de sentiment chez cette chose, ce simple geste démontra son dégoût. Sauf que là, Zürn avait plus important à penser. En particulier son atterrissage. Qui se fît contre un mur. Puis contre le sol. La puissance du choc lui fit cracher du sang.

« Il n'y est pas allé de main morte celui là... » Zürn sourit ironiquement de cette petite blague. « Haha. La main morte d'un fantôme. Hilarant.
« Zürn. En général les gens sont pliés de rire quand ils disent ''hilarant''. Ils n'ont pas un petit sourire sadique aux lèvres.
« Depuis quand tu t'y connais mieux que moi en psychologie humaine toi ?
« De toute façon, ce n'est pas le moment. Utilise moi. Utilise mon pouvoir.
« Ton pouvoir ? » s'étonna l'Humain en se remettant debout.
« Oui. La présence de Kaïester quand nous avions encore nos corps a développé en moi une affinité avec la Ténèbre. Ne t'en souviens tu donc pas ?
« Si. Je ne pensais pas que tu pouvais encore l'utiliser, sous cette forme...
« J'ai besoin d'une aide pour cela.
« C'est donc toi qui absorbe ma puissance magique depuis que je t'ai à nouveau en main ?
« Oui. Je ne peux générer ma propre puissance. Sauf si je prend le contrôle de ton corps.
- Très bien, dans ce cas...

Zürn arma son bras alors que le spectre revenait à la charge. L'Humain avança le pied gauche, replaça sa main droite, celle qui tenait Spira, derrière son dos, bras tendu, et plia les jambes. Une lueur enveloppa la lame. Une brume violette sembla s'échapper de l'arme.

- Allons y ! hurla l'Humain en s'élançant.

Une nouvelle fois trop rapide pour la machine, Zürn disparut à son regard juste avant le choc frontal. Le bras qu'avait balancé la créature en avant le déstabilisa, car il ne rencontra aucune résistance. Il sembla perdre l'équilibre, mais se retourna plus vite qu'à l'accoutumée. Zürn l'esquiva, donna un coup d'épée. Para. Sauta en arrière. Trancha le bras mécanique. Esquiva. Enfonça la lame dans le thorax du fantôme qui gémit. Fit une pirouette sur lui même pour éviter les piques des jambes, pris appui sur l'une d'elle, sauta en arrière, se réceptionna dans le même mouvement contre le mur, et se relança en avant. Tout en traversant de part en part l'entité fantomatique, il donna le plus de coup d'épée possible. Il ne sut pas si ces coups portèrent leur fruit, mais il se recroquevilla sur lui même, le dos rond, pour finir son mouvement dans une roulade.
L'enchainement de bruits métalliques qu'il entendit tout en se relevant ne signifiait qu'une chose. Il avait au moins réussit à trancher une ou plusieurs parties de ce monstre. Quand enfin il se retourna, du sang au coin des lèvres (le deuxième choc dû à la roulade avait encore augmenté la blessure interne provoquée par la première percution du mur), il compris que ce genre de créature ne pouvait être vaincue que par les Ténèbres.

« Oui. On ne vainc les Ténèbres que par les Ténèbres.
« Et par la Lumière.
« Non. En aucun cas. La Lumière repousse simplement les Ténèbres.
« Comment ça ?
« Place une bougie devant un objet. Même si l'objet est éclairé, il y aura toujours des Ténèbres derrière l'objet. La Lumière ne vainc pas les Ténèbres. La Lumière créé les Ténèbres.
« Je voit. Maintenant nous saurons quoi faire si nous rencontrons encore ce genre de créature. »

Le ''robot-fantôme'' était en pièces détachées. Gisaient ça et là quelques morceaux de métal. La présence fantomatique avait cependant disparue. Un simple filet de brume planait au dessus de l'armure vide, avant de se dissiper.
L'Humain rangea son épée au fourreau, et se rapprocha de Delm. Tout le raffut qu'il avait fait aller attirer du monde, ils devaient donc se dépêcher à partir. Il ne savait pas par où continuer leur recherche, si ce n'est derrière ce fameux mur. Mais Zürn ne savait pas ce qu'il se cachait dans les environs. Malgré l'utilisation de la clairvoyance, l'Ange n'avait rien dévoilé à son compagnon. Il fallait mettre les choses au clair, et décider d'un objectif avant de continuer.
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MessageSujet: Re: Le maître s'est caché dans tout Paraven, saurez vous le retrouver ? [seulement les Whites Shadows]   Jeu 24 Mar - 8:57

Les pensées de l'ange assaillaient son esprit comme des milliers de minuscules aiguilles le perçant jusqu'au sang, elles tourbillonnaient autour de lui, échappant sans cesse à sa perception mais le blessant jusqu'au plus profond de lui-même, elles lui appartenaient mais étaient son pire cauchemar. La dislocation de son esprit avait réveillé quelque chose en lui, qu'il croyait avoir enfoui à jamais. Des ailes noires... Qu'il le veuille où non, l'ange déchu était une partie de lui-même et non pas un étranger dans un corps ne lui appartenant pas. Les ailes noires étaient lui. Mais les ailes blanches aussi. Le sang battait le long de ses tempes, coups de butoir toujours plus lourds, toujours plus lents, toujours plus présents. Le goût métallique enveloppa ses papilles, le fluide bourdonnant à ses oreilles masqua sa perception auditive, ses yeux se recouvrirent d'un voile rouge sombre, l'air qu'il respirait fût soudain lourd comme du plomb, épais comme de la mélasse. Delm était prisonnier de lui-même.

Une envie de sang irrépressible s'empara de son être, elle courut le long de ses veines, fit frissonner sa peau et assombrit ses plumes. Ses globes oculaires de révulsèrent, quelques vaisseaux qui les alimentaient éclatèrent, colorant ses paupières et ses pommettes du fluide vital. Il tendit une main. Une puissance inimaginable faisait crépiter chaque parcelle de peau, ses doigts se crispaient et se rétractaient très rapidement, ses articulations craquaient, sa paume semblait brûler.

Puis Delm refit surface. L'ange ouvrit des yeux plus bleus que jamais, et ses ailes reprirent instantanément leur blancheur habituelle, tandis que tout son être semblait se réveiller d'un horrible cauchemar. Trempe de sueur, sa peau tremblant encore par à-coups à certains endroits de son corps, il se releva tant bien que mal en prenant appui sur le mur derrière lui. Le contact de la pierre froide l'aida à revenir à la réalité, chassant les derniers signes électriques de la puissance qu'il tenait dans son poing droit quelques instants avant. Une brise glacée sembla passer sur son corps, le nettoyant des impuretés terrestres, revigorant son âme angélique, lui rappelant sa mission céleste.

La guérison.

Il ne vivait que pour ça. Sans la guérison, il n'était plus rien. Et il avait failli la perdre.

Sa main froide passa sur son visage, essuyant le sang répandu sur ses joues, repoussant les quelques cheveux gênant sa vision, éclaircissant ses pensées le plus possible. Il fallait qu'il retienne la leçon. Une débauche d'énergie, non content de pousser son corps à bout, amenait son inconscient à rechercher au fond de son âme l'être déchu qui, lui, possédait assez d'énergie pour le maintenir en vie. C'était une réaction logique, naturelle, qui ne devait jamais se reproduire. Jamais.
Essayant de mettre ses idées au clair, il se rappela vaguement que son compagnon de mission l'avait pris par le bras, lui demandant quelque chose. Mais quoi ? L'ange observa les alentours, et la scène qui s'offrit à ses yeux lui apporta autant de réponses que de questions.
Des morceaux d'armure jonchaient le sol, certains visiblement entaillés par une arme blanche, d'autres cabossés et portant des marques de coups apparemment violents, la plupart intacts et parfaitement lustrés. Zürn s'approchait rapidement de lui en rengainant son épée, ses muscles durcis par l'effort, sa respiration rapide et son allure un peu moins féline qu'auparavant. Donc il s'était battu avec la chose qui était derrière le mur, et l'avait vaincue. Mais qu'est-ce que c'était que cette chose, et surtout qu'est-ce qu'elle faisait là ?

Alors que Delm allait à la rencontre de l'humain, voulant lui demander quelques précisions sur les récents événements, un toussotement retentit dans le silence oppressant de la ruelle. Pas le toussotement de quelqu'un de malade, mais celui de quelqu'un qui a envie qu'on le remarque. Tournant lentement la tête vers l'origine du bruit, Delm n'en crut pas ses yeux.

« Sergent Gytrash ! Vous, ici ?
_Oui, alors non. Je suis en mission légèrement secrète, alors si vous évitiez de gueuler mon nom et mon grade quand vous me voyez, ça m'arrangerait...
_Mais...
_Alors ! Avant que vous ne posiez des questions stupides... Tout ceci n'est qu'un vaste entraînement organisé par les dirigeants white shadows, de vous inquiétez pas, vous ne craignez rien.
_On ne craint rien ? Mais cette chose... ?
_Un robot plus ou moins expérimental qu'on devait arrêter au bout de dix minutes de combat, mais le... hum... le boîtier de commande n'avait plus de piles et...
_Vous avez joué avec la vie d'un de vos hommes avec du matériel défectueux ?
_Bon vous Lysheart on vous a rien demandé... Vous étiez pas censé vous réveiller au milieu de la nuit et partir cavaler avec l'humain alors que vous aviez pas de bipper...
_Mais... C'est l'adjoint chef Mali qui m'a envoyé ! Il est au courant de l'opération ?
_Non...
_Il va ameuter tout le monde !
_Ca m'étonnerait. Au moment où nous parlons il doit dormir profondément... Son café était drogué. D'ailleurs, s'il avait vraiment lancé l'alerte j'aurais reçu le signal, ne vous en faites pas.

Zürn prit alors la parole, ne pouvant visiblement plus se retenir, le dernier « ne vous en faites pas » ayant mis le feu aux poudres. Alors qu'il invectivait le sergent, Delm se massa le cou, tentant de se remémorer de tous les évènements de cette nuit à la lueur de la révélation qu'ils venaient d'avoir. Un entraînement ?

« Donc la lueur dans les rues, c'était vous ? demanda Delm, coupant Zürn en pleine phrase mais s'excusant auprès de lui avec un signe de la main.
_Ouais, prototype aussi.
_Et la première flaque de sang ?
_La première quoi ?
_...

Delm et Zürn se regardèrent. Tout n'était peut-être pas un entraînement, finalement...

_Il y a une flaque de sang plus au nord de la ville, et celle-ci, fit l'ange en désignant l'immense flaque derrière le mur.
_Mais... Mais c'est pas nous ça !

Zürn en profita pour dire deux mots au sergent sur ce qu'il était justement, mais ledit sergent n'écoutait que d'une oreille, pianotant sur son portable avant de mettre l'objet contre son oreille. Visiblement ça ne répondait pas, car il semblait de plus en plus énervé.

_Qui essayez vous de joindre ?
_Ben le sous officier de garde !
_L'adjoint chef Mali ?
_Oui, je suppose...
_Celui que vous avez endormi en droguant son café ?
_... Euh...
_Là on a un problème.
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MessageSujet: Re: Le maître s'est caché dans tout Paraven, saurez vous le retrouver ? [seulement les Whites Shadows]   Ven 6 Mai - 7:22

Delm était livide. De la sueur coulait tout le long de son visage, ses mains tremblaient, ses yeux d'une incroyable intensité bleue trahissaient son agitation. Il s'était produit quelque chose, très certainement. Mais accaparé par son combat, Zürn n'avait rien remarqué. Il allait lui demander l'origine de son trouble lorsqu'un toussotement le fit sursauter. Son regard se porta aussitôt sur...

- Sergent Gytrash ! Vous, ici ?

Incroyable ! Un membre de l'état-major des WS présents en ces lieux !? Tandis que ce dernier se justifiait à grand renfort de ''vous ne craignez rien'' et de ''ne vous en faites pas'', Zürn tenta une approche basée sur la diplomatie:

- Espèce d'abruti de service ! Ça se prend pour un sergent et ca parle comme un trou du c...
- Curieusement, je n'apprécie pas votre langage. Surveillez votre ton, recrue !
- Je ne mange pas de thon ! A quoi bon le surveiller dans ce cas !?
- De...? NE VOUS FOUTEZ PAS DE MOI !
- C'EST VOUS QUI VOUS FOUTEZ DE MOI! De quel droit me testez vous ainsi !?
- Grâce au droit que me confère mon grade !
- Ce serait une bonne réponse si... si... heu... si...
- Avec des si, on pourrais mettre Elysion en bouteille !
- Là n'est pas la question ! Ne changez pas de sujet !
- Comment ça je change de sujet !? C'est vous avec votre ton qui me provoquez !
- Je vous dis que je ne mange pas de thon ! Vous êtes un véritable poison dans votre genre !
- Mais vous avez fini avec votre thon et votre poisson oui !?
- Vous m'insupportez au plus haut point et je...
- Donc la lueur dans les rues, c'était vous ? demanda Delm, coupant Zürn en pleine phrase mais s'excusant auprès de lui avec un signe de la main.
- Ouais, prototype aussi.
- Et la première flaque de sang ?
- La première quoi ?

Croisant le regard de l'Ange, Zürn se demande vaguement pourquoi il avait fallu qu'il rentre de mission juste la veille.

- Il y a une flaque de sang plus au nord de la ville, et celle-ci. fit l'ange en désignant l'immense flaque derrière le mur.
- Mais... Mais c'est pas nous ça !
- Non, vous, c'est plutôt le genre action irréfléchie et stupide... grommela l'Elfe.

Le sergent ne répondit pas, et se contenta de composer un numéro sur son téléphone portable. Quelques secondes après, visiblement contrarié, il raccrocha sans avoir dit un mot.

- Qui essayez vous de joindre ? s'enquit l'Ange.
- Ben le sous officier de garde !
- L'adjoint chef Mali ?
- Oui, je suppose...
- Celui que vous avez endormi en droguant son café ?
- ... Euh...
- Là on a un problème.
- Je suis en train d'haïr cet homme de tout mon être... soupira Zürn.
- Je ne comprend pas, comment se fait-il que tout dégénère ainsi ?
- Peut être est-ce dû à votre incompétence ? Mais résumons, le maître est bien en sécurité n'est-ce pas ?
- Bien entendu ! Il est en ce moment même dans notre QG en train de redécorer sa chambre avec les 9 boîtes de mouchoir blanc qu'il m'a demandé expressément de lui apporter !
- C'est lui qui vous a dit qu'il « redécorait » sa chambre ? Ou vous l'avez vu à l'œuvre ?
- C'est lui qui me l'a dit. Je n'ai pas eu le temps de seulement entrer dans sa chambre qu'il s'était enfermé à clef en murmurant des choses comme « poulette » ou « fi-fille ».
- … Bon, ça va alors...

C'est à cet instant que sonna le portable du sergent. Il regarda le numéro, et sur son visage apparut une mine surprise. Il décrocha vivement.

- Allo ? […] Hein ? […] Que... comment ça !? […] Mais... et votre café !? […] QUOI !?
- Que se passe t-il ? s'enquit Delm une fois que l'homme eut raccroché.
- Le... le... C'était Mali !
- Bein quoi ? Son somnifère ne fait plus effet, et alors ?
- Ce n'est pas ça ! Ce n'est pas Mali qui a bu le café ! Alors qu'il allait juste rajouter du sucre, le maître... le maître lui a...
- Ok, donc c'est le maître qui a bu le café de Mali, avec le somnifère dedans. Où est le problème ?
- Deux minutes après, le QG s'est fait braquer ! Ils sont venus pour enlever le maître ! Celui ci, endormi, n'a opposé aucune résistance, et ce n'est pas Mali qui allait ralentir une dizaine d'agresseurs. On a un gros problème là...
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Delm
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MessageSujet: Re: Le maître s'est caché dans tout Paraven, saurez vous le retrouver ? [seulement les Whites Shadows]   Dim 29 Mai - 12:29

Tout se passait très rapidement. Trop rapidement. La situation empirait de seconde en seconde, et même lorsqu'on aurait pu imaginer avoir touché le fond, on descendait encore. C'était un sentiment frustrant et désorientant, que l'ange avait beaucoup de mal à accepter, lui qui pourtant semblait prendre les évènements tels qu'ils venaient en s'y adaptant à sa façon, ou du moins en essayant de s'y adapter. Ses grandes ailes battant doucement dans son dos, de la sueur refroidissant en ruisselant sur leurs contours duveteux, Delm écoutait d'une oreille attentive ce que le sergent disait à son téléphone. Guytrash commençait à suer sérieusement, lui aussi. Mais ce n'était pas la même cause qui était à l'origine de ce dégagement aqueux salé chez l'ange et chez le sergent. Alors que le premier venait de livrer une terrible bataille contre lui-même afin de reprendre le contrôle de son corps, l'autre luttait activement contre lui-même afin de reprendre le contrôle de la situation. Ce qui ne semblait pas gagné, soit dit en passant.
L'ange ne comprenait cependant pas tout, et certains passages parlant de mouchoirs et de jeunes filles lui échappèrent totalement. Il décida de ce concentrer sur l'essentiel, c'est-à-dire la catastrophe imminente qui se profilait à un horizon excessivement chargé de nuages noirs. Alors le maître suprême des White Shadows avait bu un café drogué à la place d'un sous-officier de garde avant de se faire enlever en plein coeur du QG. Ca paraissait complètement irréaliste. Impossible. Insensé.

Et pourtant, les deux membres exténués des White Shadows étaient là, dans la rue, avec un sergent complètement désemparé, un télécommande désormais inutile dans la main gauche, un téléphone que le pauvre homme regardait fixement dans la main droite. Dire qu'ils étaient mal était un euphémisme à peine acceptable.
Il y eut un petit moment de silence. De flottement. Un petit moment où personne n'osa ne serait-ce que bouger un cil. Puis soudain, le sergent Guytrash sembla retrouver un semblant de stature militaire, et désigna du doigt la flaque de sang devant eux.

« Il nous faut faire une analyse de ce sang pour...
_Si je puis me permettre, le coupa l'ange, les résultats d'une analyse nous parviendraient dans une dizaine de jours, ce qui est un peu...
_Long, termina Zürn. Un peu comme autre chose chez moi, termina l'humain avec un petit sourire.
_Votre fémur est effectivement un os très long, souligna l'ange, un peu pris au dépourvu, mais je ne vois pas ce qu'il vient faire dans la conversation... »

L'humain jeta un regard noir à l'être angélique, puis ses yeux redevinrent sérieux lorsqu'il se repencha sur le problème épineux qui était le leur. Il sembla réfléchir un moment, puis parvint à une conclusion pertinente et constructrice :

« Mais en fait, on est carrément dans la merde ! »

L'ange et le sergent tournèrent tous deux des regards très inexpressifs vers l'humain, avant de hocher la tête exactement en même temps.

Delm repoussa quelques mèches de ses longs cheveux bleutés derrière son oreille droite, puis ferma les yeux un petit instant. Ses sens angéliques aux aguets, il guetta le moindre indice capable de les mettre sur une piste. Rien. Relevant la tête en fixant ses deux compagnons d'infortune, l'ange parla d'une voix douce et rassurante :

« Mais en fait, on est carrément dans la merde ! »

Les deux humains tournèrent un regard très neutre vers l'ange, puis ils hochèrent la tête exactement au même moment.

Bon, il s'agissait de prendre la situation en main. La pire chose qu'ils pouvaient faire, c'était de rester là sans rien faire. Delm resserra sa cape autour de ses épaules, puis demanda à Zürn de tenter de repérer un quelconque indice grâce à ses talents « cachés ». L'ange, sans avoir la preuve de l'existence de quoi que ce soit sortant de l'ordinaire chez l'humain, avait cependant un certain nombre de raisons de croire que Zürn était plus que ce qu'il laissait paraître. Ne serait-ce que par les deux présences que sentait sans cesse Delm en plus de l'âme de l'humain, ou même par la facilité avec laquelle il était parvenu à bout de l'adversaire d'entraînement proposé par les White Shadows, l'ange savait que Zürn était quelque chose de plus que l'être qu'il voulait laisser voir. Mais s'ils voulaient ressortir vivants de cette nuit de cauchemar, il allait falloir mettre les petites cachotteries de côté. Ils avaient besoin des talents de tous et en totalité.
Delm se mit à avancer vers la première tâche de sang qu'ils avaient repéré, rapidement, en expliquant à ses deux compagnons que, en l'absence de stratégie, le mieux était toujours d'être en mouvement. Ils devaient tout exploiter. L'ange entreprit donc de demander au sergent quels étaient ses talents personnels.

« Mes quoi ?
_Vos talents, vos compétences, vos aptitudes, votre capacité à nous aider dans notre situation un tant soit peu...
_Ben je... En fait le... Mais ils ont...

Zürn lança une remarque un peu vicieuse qui fit encore plus hésiter le sergent. Le pauvre homme cherchait ses mots, balbutiant de plus en plus, s'essuyant la sueur de son front avec le bord de sa manche.

_Bon, dites-nous franchement ce qui ne va pas, s'impatienta un peu l'ange, marchant toujours à vive allure.
_Ben le...
_Vous êtes tout de même sergent dans les White Shadows, ce n'est pas rien !
_Oui mais alors là vous n'y êtes pas du tout, parce-que en fait ma tante connaissait un gars qui travaillait pour le secrétaire d'un gars qui connaissait un général qui...
_Vous êtes rentré par le piston ?!

Zürn coupa un nouveau balbutiement du sergent, pour lui expliquer le fond de sa pensée, alors qu'ils arrivaient à l'endroit où s'étalait la toute première flaque de sang. Sauf qu'il y avait un problème.

La flaque de sang. Elle n'y était plus.
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Le maître s'est caché dans tout Paraven, saurez vous le retrouver ? [seulement les Whites Shadows]
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